la suite Forum L'Adesscolloc
[ Envoyer un message ] [ Forum adesscolloc ] [ F.A.Q. ] [ Archives ]
(1 visiteur)

Forum L'Adesscolloc Modification: 30/10/2007
Création: 5/3/2002

Bienvenue sur le forum de l'Association des étudiants du DESS Collectivités Locales de l'Université de Savoie.

 

la suite

Envoi de Poupou le 13 Mai 2005 14:10:39:

Le duel Anquetil-Poulidor dans le Puy-de-Dôme (1964)

En ce jour du 12 juillet 1964, sous un soleil ardent, 500.000 spectateurs se sont massés sur les flancs abrupts du Puy-de-Dome, sans savoir qu’ils vont assister à un duel homérique.

La montée du Puy-de-Dôme, à partir de Royat, comporte cinq kilomètres d’une côte à 7 %, puis un kilomètre de faux-plat, et pour terminer cinq kilomètres à 13 % en moyenne. La route chauffée à blanc est étroite, sans aucun abri, et prend la forme d’un tire-bouchon étincelant au soleil.

Une échappée d’une trentaine de coureurs constitue le premier groupe au sein duquel figurent les meilleurs. Ils traversent Chamalières en tête pour affronter les premières rampes de l’ascension.

Déjà, les maillots sont détrempés, la sueur ruisselle sur les visages et le regard devient fixe.

Au pied du vieux volcan, Jacques Anquetil conserve une marge de sécurité de cinquante-six secondes sur Raymond Poulidor.

Dans le raidillon, les deux rivaux montent au coude à coude derrière Federico Bahamontès et Julio Jimenez qui ont pris les devants. Les grimpeurs ne peuvent rêver d’un meilleur terrain pour s’exprimer et ils en profitent. Derrière eux, Anquetil et Poulidor gravissent la pente filiforme épaule contre épaule, sans échanger un regard, conscients de l’enjeu et de l’effort qui reste à accomplir.

Suivant les conseils de son directeur sportif, Raphaël Géminiani, Anquetil reste à la hauteur de son adversaire, afin de ne pas lui laisser l’initiative et l’impressionner au maximum. De son côté, Poulidor ne peut que suivre le train sans parvenir à lâcher le porteur du maillot jaune.

À 900 mètres du sommet, Anquetil craque soudain. Il cède un mètre, puis deux. L’effondrement total ne tient qu’à un fil, mais ce fil résiste. La victoire d’étape, le maillot jaune et peut-être même la victoire finale au classement général se jouent à ce moment précis. Poulidor augmente son avance, grignotant seconde par seconde, mais, dans un sursaut d’orgueil, et grâce à son courage légendaire, Anquetil parvient à limiter les dégâts et à sauver sa première place pour quatorze secondes. Poulidor s’est battu avec énergie et bonne conscience, au paroxysme de l’effort, mais il n’est pas parvenu à aller au-delà de lui-même. À l’arrivée, il regrette amèrement son choix pour un braquet de 42 x 25 (3,58 m), alors que Bahamontès, par exemple, avait monté un 42 x 26 (3,45 m). Il estime qu’un développement plus petit lui aurait permis de produire une accélération plus vive lorsque Anquetil a fléchi et d’effectuer alors le bond décisif.

Lors de la dernière étape courue contre la montre, Versailles-Paris, Jacques Anquetil transforme ces quatorze secondes en cinquante-cinq secondes. Il remporte ainsi son cinquième Tour de France, devant Raymond Poulidor classé deuxième


Réponses:


Répondre

Pseudo:
(limité à 25 caractères)
E-Mail:
Cochez cette case pour être averti à l'adresse ci-dessus d'une réponse sur ce fil de discussion

Sujet: Re: la suite

Commentaires:

Lien optionnel URL:
Titre du lien:

Créer un blog aminaute gratuitement et facilement


Alerter Rezoweb si ce message est illégal

Créez votre Forum Rezoweb gratuitement !

Vous pouvez rechercher un mot ou une expression
dans les messages indexés par Google :

Créez votre Forum gratuit Rezoweb