La fin d'Ordogest
Envoi de stéphane le 25 Novembre 2002 23:18:47:
Pour ceux qui n'ont pas lu "le généraliste" :
Présent dans l'informatique médicale depuis le milieu des années 90 (avec BKL Thaïes et Héraclès), le groupe Cegedim ne s'est pas contenté de croissance interne pour assurer le développement de ce secteur. Fin 1998, il ajoute Médigest à son offre de logiciels médicaux. L'automne suivant, il se positionne dans l'informatique hospitalière et de réseaux ville-hôpital avec l'acquisition de la société holding Kernet (et ses marques Crossway et Picard). En septembre 2000, il annonce le rachat de LSI Médical (logiciel Dia), suivi, trois mois plus tard, de l'acquisition des trois éditeurs de logiciels médicaux d'Alliance Santé Édition (dBmed, Ordogest et MédiClick). _________________________________________________________________________________________________ ROBERT GRANDI Cegedirn Le directeur des réseaux de santé de Cegedim annonce, en avant-première pour les lecteurs du Généraliste, que le nouveau- logiciel du groupe, Crossway Ville. est prêt. Il explique sa nouvelle politique commerciale. Vous avez, en trois ans, racheté plusieurs éditeurs de logiciels médicaux, libéraux et hospitaliers. Est-ce que, après le temps des acquisitions, vient celui de la fusion ? ROBERT GRANDI. En effet. Nous avons développé le logiciel Crossway Ville en profondeur, avec un gros travail de codification, de normalisation pour une structure de fichiers universelle, l'intégration d'une base de données Oracle, etc. Nous estimons avoir fait la meilleure synthèse des développements réalisés pour nos dif-férentes marques. Nous avons obtenu un logiciel solide. D'ailleurs, il est déjà distri-bué à près d'un millier d'utilisateurs en ville, dont les centres de santé parisiens Cosem, qui l'ont adopté dans le cadre d'un programme général d'amélioration de la qualité des soins. C'est pourquoi nous allons maintenant proposer à nos clients de basculer sur ce logiciel Crossway. Quel que soit le logiciel qu'ils utili-sent aujourd'hui ? R. G. À une exception: MédiClick, que nous avons décidé de relancer dans le monde Macintosh. Il intégrera le même format de données que Crossway et la Banque Claude Bernard, désormais com-patible Mac. Allez-vous jusqu'à regrouper les ac-tivités d'édition hospitalière et am-bulatoire ? R. G. Non. ICSF, l'éditeur concepteur de Crossway, conserve la main sur le produit hospitalier, tandis que Cegedim Logiciels médicaux développe l'édition en ambulatoire. Mais nous avons regroupé toutes les hot-lines à Boulogne-Billancourt, siège de Cegedim, tandis que le développement informatique est basé à Bordeaux, siège d'ICSF. Ce nouveau logiciel va-t-il d'emblée répon-dre à tous les besoins ? R. G. Oui, puisque sous une seule marque, nous avons mis au point des versions généralistes, spé-cialistes, médecins exerçant seuls ou en groupe. Comment allez-vous commercialiser cette nouvelle offre ? R. G. Nous lançons des contrats de maintenance qui ouvrent la possibilité de migrer vers Crossway. Nous laissons donc le choix à nos clients de conti-nuer à utiliser leur logiciel habituel... sachant qu'il y aura des limites à son évolution. Ou de souscrire l'un des trois contrats d'équipement personnalisés* qui leur évitent de payer la licence du nouveau logi-ciel. Dans le cas où ils souhaitent migrer, nous leur demandons simplement, outre ce contrat, de financer le transfert des données pour un forfait d'environ 400 euros. Pour un nouvel utilisateur, le tarif de la licence sera d'environ 1000 euros pour un poste. Nous savons que nombre de médecins sont atta-chés à leur logiciel médical. Mais ils vont se ren-dre compte de l'intérêt de faire évoluer leur ges-tion de cabinet et admettre que la pérennité (de leurs données) ne signifie pas l'immobilisme. PROPOS RECUEILLIS PAR DOMINIQUE LEHALLE * Contrat incluant assistance téléphonique, mise à jour par CD-Rom, BCB, télétransmission et accès Internet (hors coût télécoms) : 56 euros TTC/mois ; avec services en ligne : 65 euros (-12 euros si l'utilisateur accepte la réception d'écrans de veille publicitaires). _______________________________________________________________
Réponses:
Répondre
|

|