Re: HISTOIRE DE LA BRETAGNE ROMAINE
Envoi de Quatre énigmes arthuriennes résolues le 21 Décembre 2000:
Réponse à: Re: HISTOIRE DE LA BRETAGNE ROMAINE envoi de ARTHUR proclamé dux en Bretagne : dimanche 20 mai 473. le 21 Décembre 2000:
A ce stade, nous avons déjà les réponses à quatre énigmes internes aux Romans arthuriens :
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1 : Le PENDRAGON, comme nous l'avons déjà vu, n'a strictement rien à voir avec un quelconque personnage ou animal "fabuleux" à tête de dragon; il s'agit simplement d'un nom hybride du commandant de cavalerie, à partir des enseignes des unités de cavaleries du Bas-Empire .
* Pen = Tête = Chef = celui qui commande, en latin magister = maître;
* Dragon = nom donné aux cavaliers eux-mêmes en fonction de leur emblême. Ce nom est toujours en vigueur aujourd'hui dans l'armée moderne pour désigner les unités de cavalerie lourde (actuellement les chars lourds).
Voir aussi au temps de Louis XIV : les dragonnades : raids menés par des cavaliers.
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2 : Arthur "tire son épée de l'enclume".
Aujourd'hui, l'une des premières choses que l'on demande à un soldat de savoir faire, bien et rapidement, est de démonter et de remonter son arme ou de la réparer pour qu'elle soit toujours en état de fonctionnement.
A toutes les époques, on a demandé aux soldats d'entretenir ses armes. Rappelez-vous l'épisode du vase Soissons ! Clovis avait fait été rabroué par l'un des soldats à propos du partage d'un pillage. Clovis, ayant retrouvé ce soldat par la suite, lui a fait remarquer que son arme n'était pas en parfait état; il la prend et la jette à terre, et lorsque le soldat se baisse pour la ramasser, Clovis lui fend le crâne avec sa francisque.
Pour les Bretons, barbares et britto-romains de même, il était demandé à chaque soldat d'avoir des armes en état. Bien plus, il était demandé aux chefs, et surtout à ceux qui briguaient le pouvoir suprême, de savoir fabriquer eux-mêmes leurs armes.
En l'occurence, pour désigner un nouveau dux parmi les princes prétendants après la mort d'Uther, il a été demandé à chacun de fabriquer une épée et il leur a été remis pour ce faire du minerai brut et des outils, à savoir enclumes, marteaux, et pinces ...
Le mot minerai est basé sur une racine *min- qui signifie pierre, et que l'on retrouve dans le breton mein = pierre, cailloux. Cette racine est la même que celle du nom de Minerve = la Déesse de Pierre, identifiée à Athéna, elle-même confondue avec l'antique Pallas, dont le nom signifie = le Pilier en pierre. Minerve est entre autre la déesse de la Guerre.
Ce mot *min- est donc l'équivalent du latin *petra = pierre, que l'on retrouve dans des noms comme *petrogène = nez de la Pierre (cf. le dieu Mithra), *pétrole = huile tirée de la pierre.
Ainsi peut-on dire que lorsqu'elles ne sont pas faites en bois, la plupart des statues sont faites avec de la pierre; en terme allégorique : elle sont nées de la Pierre, elles sont sorties de la Pierre.
Il en est de même pour l'épée d'Athur = elle est sortie de la Pierre, puisqu'elle est faite avec du minerai < *min = pierre.
Elle est aussi sortie de l'enclume, puisque sans enclume, on ne pouvait pas façonner les armes.
Dire qu'Arthur a sorti son épée de l'enclume n'est donc qu'une expression allégorique pour dire qu'il sû se servir du minerai et de l'enclume pour façonner son épée. En aucun cas, il n'a déscellé une épée qui aurait fait corps avec l'enclume. Laissons celà aux mystiques.
Enfin, son épée s'appelle ESCALIBUR, nom qui provient du celtique Kalet - Falx = la Dure Faux. La Faux sans Pitié !
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3. Aelia Ariadnè, impératrice de Constantinople.
La recherche n'est pas basée sur le prénom Aelia, car il s'agit d'un prénom de femme extrêmement utilisé, peut-être issu de l'un des prénoms du grand empereur Hadrien : Publius Aelius Hadrianus. Le prénom féminin Aelia est aussi usité que l'est le prénom Flavius pour les hommes.
Le prénom Ariadnè est particulièrement intéressant pour ce qui nous concerne. Il faut pour celà faire preuve d'un peu d'imagination, comme on en demande quand on joue au scrabble.
Si vous observez bien les lettres qui composent ce nom, vous y voyez : A. R. I. A. D. N. E.
Mais si vous mettez ces lettres dans un ordre différent, vous obtenez : A. D. R. I. A. N. E, dont les cinq premières reproduisent le prénom ADRIAN -°.
Or, le texte des Enfances de Merlin parle d'un empereur ADRIAN de Constantinople ... à l'époque du roi Arthur ! Mais on peut toujours chercher un empereur ADRIAN-us à Constantinople : il n'y en n'a jamais eu, même en 1000 ans !
Cette observation permet daffirmer que le personnage nommé " empereur ADRIAN de Constantinople " dans les Romans arthuriens n'est autre qu'ARIADN-è, l'impératrice de Constantinople. Il existe d'ailleurs d'autres moyens de recoupement.
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4. Flavius Julius NEPOS, proclamé césar = vice empereur, le 09 février 474.
L'histoire le retient avant tout sous le nom de Jules NEPOS.
Le problème vient du fait que, étant césar / vice empereur, la déclinaison avec son prénom se fait donc sous la forme : Jules LE césar > Iulius Caesar !
Et devinez ce qui s'est passé dans les Romans : Merlin, compagnon d'Athur, est justement allé rendre visite à Jules César !
Or, quand on a comme réflexe de penser tout de suite à Caius Julius César, le conquérant des Gaules, mort assassiné à Rome le 15 mars 44 AVANT J.C, il semble difficile qu'un être vivant à la fin du 5è siècle APRES J.C puisse aller lui-rendre visite.
C'est de cette ENORMITE intellectuelle ( et le mot est faible et poli !) qu'est né le mythe d'un Merlin balladeur, capable de traverser le temps et l'espace ! Je connais de "grands" auteurs et historiens qui sont tombés dans ce piège !
Car, qu'on le veuille ou non, il y avait bien un JULES, césar, lorsque Arthur n'était âgé que de 17 ans.
Et comme Jules NEPOS a été le dernier césar de ce prénom avant la chute de l'empire d'Occident, en 476, on ne peut donc pas se tromper sur son identité.
Je vous laisse méditer sur les contorsions et les absurdités de certaines tournures d'esprit.
JCE.
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