Re: HISTOIRE DE LA BRETAGNE ROMAINE Forum Histoire des Bretons dans l'antiquité
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Forum Histoire des Bretons dans l'antiquité Modification: 15/9/2008
Création: 3/3/2001

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Re: HISTOIRE DE LA BRETAGNE ROMAINE

Envoi de 577 : bataille de DEORHAM. Fin de la Bretagne romaine. le 08 Janvier 2001:

Réponse à: HISTOIRE DE LA BRETAGNE ROMAINE envoi de Marc'heg an Avel le 19 Octobre 2000:

Fin de la Bretagne romaine.


Chronologie

- 530 : Cerdic et cynric s'emparent de l'ile de Wight;
- 534 : mort de Cerdic; Cynric roi des West Saxons; il donne l'ile de Wight à ses neveux Stuf et Withgar;
- 547 : Ida, issu de la famille royale de Northumberland, fait bâtir la ville de Bamburgh;
- 552 : Cynric bat les Bretons à Searoburh (Old sarum). (près de Salysbury).
- 556 : Cynric et Ceawlin combattent les Bretons à Beranburh (Barbury Castle), dans les "plaines" de Salysbury.
- 560 : Ceawlin devient roi de Wessex; et Aelle devient roi de Northumberland.
- 565 : AEthelbert devient roi de Kent.
- 568 : Cutha, frère de Ceawlin, roi de Wessex, combat les Bretons à Biedcanford et s'empare des villages de Limbury, Aylesbury, Benson, et Eynham. Il meurt dans la même année.
- 577 : Bataille de DEORHAM / DYRHAMM : Cuthwine et Ceawlin, rois des West-Saxons, battent les Bretons, tuent trois rois bretons : Coinmail, Aurelius Condidanus, et Farinmail, et s'emparent de trois villes importantes : une ancienne colonie romaine : Glevum / Cair Gloiou / Gloucester, la capitale de la Britannia Prima : Corinium / Cair Geri / Cirencester, et une ville d'eaux réputée Aque Sulis / Aquae Minerva / Bath.

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Traduction d'un texte écrit par C.H LEMMON, en octobre 1939 : " Les champs de batailles du Gloucestershire".
(communiqué par Gloucesterhire County Councyl).
Traduction JC Even.


" Sur la route qui vient de Stroud, environ 8 miles avant qu'elle arrive à Bath, se trouve un croisement, près duquel se trouve Tolldown Inn; à peine plus d'un demi-mile de là, en direction de la route de Pucklechurch se tient un panneau de signilalisation indiquant que l'on va bientôt arriver à une colline escarpée; simple fait qui est apparemment le seul à revendiquer l'importance que ce lieu détient actuellement.

Rien n'a été élevé pour rappeler le fait qu'ici s'est déroulée l'une des plus importantes batailles de l'histoire de notre ile. Il s'agit de "Hinton hill", sur laquelle, en 577 après J.C, les Saxons sous les ordres du roi Ceawlin de Wessex défirent complètement les Britto-romains sous les ordres d'Aurelius Condidanus, et établirent les bases de l'installation et de la domination saxonne sur l'ouest de l'Angleterre.

" Sur Hinton's hill, près de ce village (Dyrham), vous pouvez encore voir les travaux de terrassement des défenseurs du camp, et l'endroit pourrait bien être le but d'un pieux pellerinage, car ici les derniers fidèles de Rome en Bretagne moururent glorieusement dans leur vaine tentative à défendre ce membre détaché de l'Empire romain décadent et tout ce dont il avait hérité des ideaux de la civilisation
romaine, avant de sublir la ruée sur eux d'une nation païenne et ignorante venue de par-delà les mers".

Il est dommage que le début de l'histoire de notre pays, comme il est écrit dans les histoires scolaires, est décrit avec un tel préjugé anglo-saxon.

La recherche de toutes les sources d'information a maintenant montré que les guerres qui se sont étendues sur deux cent ans entre les Anglo-Saxons et les Bretons étaient des guerres d'unification plutôt que d'extermination de l'ancienne race, et ces deux races ensemble ont sans aucun doute contribué à notre caractère national et à notre civilisation.

Nous devons garder celà en mémoire quand nous accomplissons notre "pieux pellerinage", car ainsi nous pouvons voir en cet endroit où nos ancêtres combattirent et moururent, non pas la scène de l'extermination des plus inutiles des Bretons par de virils Saxons, mais le lieu de naissance d'une nation, à la fondation de laquelle les deux races ont contribué par leur courage et leur sacrifice.

Deux virages sur le côté sud de la route doivent être négociés à bref intervalle, puis nous nous trouvons subitement face à un immense rampart, toujours debout sur ses 10 pieds au-dessus du niveau du terrain naturel. Le fossé qui se trouve devant lui fait 24 pieds de large et 6 pieds de profondeur, l'ensemble étant aussi bien découpé qu'une ligne de chemin de fer le long d'un quai.

S'étendant à l'évidence à l'origine sur 200 yards de chaque côté de la route, la moitié nord a maintenant été nivelée. Il forme la face est d'un ancien camp d'environ 20 acres de superficie, dont les côtés étaient protégés par des découpes de la colline en terrasses. La face ouest a presque disparu, ce qui renforce l'impression que seule la face est avait été refortifiée en 577. A l'angle sud-est se trouve un monticule circulaire, découpé en quatre terrasses.
Selon une estimation rapide, il est possible que 3000 hommes aient été nécessaires pour ses défenses périphériques durant les jours de combat.

Il est très beau et paisible de se trouver sur ce lieu historique 1362 ans après ces jours de lutte.

Des miles de champs verdoyants et de rangées de haies baignent dans le soleil de l'été. A partir d'un tel endroit, on peut voir les collines du Somerset, celles de Monmouth, et nos propres bastions des Cotswolds.

Un habitant vient à passer; interrogé s'il s'avait quelque chose à propos de la bataille qui s'est déroulée ici, il réplique : " Ay, tha do zay, 'bout a 'unnerd yar agone, belike" (Ah, c'est à dire, près d'un siècle environ, à peu près ). On comprend pourquoi, quand un endroit est doté d'une histoire locale propre et notable, elle n'est pas enseignée dans l'école locale.

Avant la bataille de Dyrham, l'étendue qui constitue maintenant principalement le Gloucester-central était toujours britto-romain. Corinium (Cirencester), Glevum (Gloucester), et Aquae Solis (Bath) possédaient toujours leurs édifices publics et leurs bains, forums, basiliques, ainsi que l'architecture et l'allure des villes romaines. Aussi loin que nous le savons, elles étaient gouvernées par des conseils municipaux, et la culture et le mode de vie étaient essentiellement romain et chrétien; le latin était largement utilisé, et le peuple avait des noms romains ..."

...


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La défaite bretonne de Deorham, avec la mort des trois rois britto-romains, entraine la chute des trois grandes agglomérations de l'époque : Cirencester, Gloucester, Bath.

L'unité territoriale, politique et militaire, des Britto-romains est désormais coupée, puisque les Saxons ont désormais atteint la rive sud de la Sévern.

Ainsi, la pénisule du sud-ouest est définitivement coupée du centre et du nord de ce qui reste de la province romaine de Bretagne.

La Bretagne romaine vient d'imploser, 534 ans après le début de la conquête.


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Ceci marque la fin de cette série historique.

Jean-Claude EVEN. Lannion. 08 janvier 2001.


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Sujet: Re: HISTOIRE DE LA BRETAGNE ROMAINE

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