vue du château des Rochers
Envoi de catherine et victoire le 04 Janvier 2005 09:04:40:
Plus intimes que mondaines, plus méditatives, les lettres des Rochers sont peut-être les plus belles de Mme de Sévigné. La satire et le comique y trouvent leur place lorsque la marquise se raille des cérémonies coûteuses et pompeuses des États de Bretagne à Rennes.
Lors de la répression de la fameuse révolte du papier timbré à Rennes, on s'est mépris sur l'attitude jugée cruelle de Mme de Sévigné devant les insurgés durement punis par le gouverneur, le duc de Chaulnes : « Cette province est un bel exemple pour les autres, et surtout de respecter les gouverneurs et les gouvernantes, de ne leur point dire d'injures et de ne point jeter de pierres dans leur jardin. » 30 octobre 1675.
Elle use en fait d'ironie et manifeste une vraie pitié devant « tous ces misérables, vieillards, femmes accouchées, enfants, errer en pleurs au sortir de cette ville sans savoir où aller... » 30 octobre 1675.
Elle a trouvé dans cette province des âmes de paysan « droites comme des sillons » et préfère souvent la conversation de son jardinier Pilois à celle des « madames » locales. Cependant les comptes de son intendant Rahuel ou ses lettres à d'Herigoyen, son fermier, la montrent très au fait des questions d'argent comme d'agriculture.
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