La Bretagne attend l'Europe.
Envoi de Breizh 2004 le 17 Avril 2005 10:31:22:
La Bretagne refuse de croire à un "non" français
La Bretagne exprime son inquiétude devant le risque d'un "non" français à la Constitution européenne, mais elle se refuse à croire que la France tournera le dos à ses partenaires de 50 ans, privant ainsi notre pays de son aspiration vers plus d’autonomie et plus de libertés.
La répétition lancinante des sondages négatifs - deux nouveaux sondages publiés samedi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France et sur le site Internet de Paris Match donnent le "non" vainqueur à 56%, un niveau jamais atteint, et ce après l'intervention télévisée de Jacques Chirac, jeudi soir – nous font craindre le torpillage de la Constitution par ce « grand pays fondateur de la construction européenne », ce qui aurait pour la Bretagne des conséquences incalculables.
Comme nous sommes, contre notre gré, inclus dans l’état français, si la France dit « non », ce sera difficile. Comme pour toutes les autres Nations sans Etat, les Bretons sont dépendants des Français, lesquels ne peuvent s'exprimer en ne pensant égoïstement qu'à leur propre situation politique intérieure, comme s'ils étaient seuls au monde.
Les français ont, vis-à-vis des Bretons, des Basques, des Occitans, des Flamands, etc. la responsabilité de "faire avancer l'Europe, et pas seulement pour eux, mais aussi pour toutes les Nations sans Etat qui comptent sur la France, qui sont avec la France, comme le sont les pays européens amis depuis presque 50 ans maintenant dans l'Union.
Il n'y a pas d'alternative à la Constitution, pas de "plan B", comment faudra-t-il le chanter aux Français sourds et aveugles. Il n’y aura pas de possibilité de renégocier le texte et le soumettre à un nouveau référendum.
C'est oui et c'est la seule façon de sortir la Bretagne de l’ornière. Ce texte constitutionnel a été débattu et rédigé pendant plus de deux ans par tous les gouvernements et les parlements nationaux, et approuvé par les syndicats. Donc il n'y aura pas d'autre Constitution, il n'y aura pas d'autre discussion possible avant très longtemps, et on en restera aux traités actuels et on sait que ces traités ne sont pas satisfaisants.
Chaque français doit mesurer sa propre responsabilité vis-à-vis des Bretons et des autres minorités.
Ce "sursaut" de l'opinion française est attendu en Bretagne. Tous nous espérons que les Français vont dire 'oui', parce que la Bretagne, elle, attend l’Europe.
BREIZH 2004
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