|
| [ Envoyer un message ] | [ Forum myastheniagravi ] | [ F.A.Q. ] | [ Chat ] | [ Archives ] |
| (13 visiteurs) |
| Forum Association des amis des myasthéniques du maroc | Modification: 5/9/2005 Création: 27/7/2001 |
|
|---|---|---|
SANTE MALADIE MEDECIN MAROC NEUROLOGIE MYASTHENIE HASSAN_II MOHAMMED_VI IDRISSI MAIDOC2 MAIDOC MESTINON MYTELASE TEGELINE IMMUNOGLOBULINES PLASMAPHERESE THYMUS ASSOCIATION |
||
| 14275 messages déposés | ||
Editorial
Une diplomatie marocaine discrète et efficace
Voici une affaire, celle d'un employé marocain qui travaillait en Suisse pour le compte de Hannibal Kadhafi et contre lequel il a porté depuis juillet une plainte pour «maltraitance» ! Celle aussi d'une justice suisse appliquée avec rigueur mais qui, une atmosphère surréaliste aidant, a débordé le cadre de la justice pour dégénérer en affaire diplomatique entre la Jamahyria arabe libyenne et la Confédération suisse. Le Maroc ne s'est trouvé à sa décharge, par inadvertance, impliqué dans cette affaire que par le fait que l'employé qui a porté plainte est un ressortissant marocain et que sa mère Zahra El Kachanni et un autre fils sont en même temps établis en Libye et y travaillent. Qu'ils se soient en effet inquiétés un certain moment ou qu'ils aient craint des représailles que leur lien de famille avec le plaignant marocain travaillant pour le fils du président libyen relève de la normalité. Mais leur cas ne saurait être englobé dans la crise diplomatique qui a éclaté entre la Libye et la Suisse, après que la justice eût infligé des peines et des cautions à payer au fils de Mouâmar Kadhafi.
D'une action de dénonciation - menée par des ONG montées contre Tripoli - à l'emprisonnement en représailles de citoyens suisses en Libye et aux menaces de rupture de relations avec, à la clé, le retrait des avoirs en milliards de dollars libyens des banques suisses, la crise diplomatique a débordé le simple cadre interétatique. Ce sont les sociétés civiles des deux parties qui sont mobilisées de part et d'autre, en Libye et en Suisse. Cela dit, autant un brasier est soufflé entre Genève et Tripoli, autant l'affaire qui intéresse tout simplement les ressortissants marocains échappe forcément à la démesure. Les autorités marocaines se sont démenées dans la discrétion totale, sans tapage, sans brouhaha non plus pour obtenir des autorités libyennes le traitement qui s'impose, de respect de dignité et de protection, en faveur de Mme Zahra El Kachanni et de son fils, tous deux installés en Jamahyria arabe libyenne.
La ressortissante marocaine et son fils sont arrivés mercredi à Casablanca, prenant ainsi de court tous ceux qui, ici et là, ont cru répandre les fausses informations et les rumeurs alarmantes sur leur détention ou leur prise en otages par les autorités libyennes. C'est donc un démenti cinglant à cette campagne de désinformation que le retour de Mme El Kachanni leur a apporté. C'est aussi la preuve éclatante que les autorités marocaines, dans une parfaite discrétion mais avec une efficacité à toute épreuve, ont travaillé dans l'ombre pour dénouer une affaire délicate, d'autant plus complexe qu'elle a été vite récupérée par certains cercles, ou par un certain avocat suisse, du nom de François Membrez, devenu la source d'inspiration et «l'oracle» pour certains organes de chez nous qui préfèrent mettre en doute la sincérité et le travail des autorités marocaines.
L'éthique professionnelle n'a jamais été aussi violée qu'en ces moments de liberté, imprégnée d'amalgames et falsifiée à outrance. Elle ne s'autorise nullement des manquements à la déontologie dont le simple principe est d'abord le recoupement et la vérification, ensuite de ne jamais tenter de faire passer la fausse nouvelle pour une vérité. Dans l'affaire de Mme El Kachanni, fidèle à son éthique, le Maroc n'est jamais resté les bras croisés, il a simplement opté pour la voie de la discrétion et de l'efficacité. Preuve en est que la ressortissante en question est entrée au Maroc, venant de Tripoli.
Par LE MATIN