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Activité royale
Amir Al Mouminine préside une nouvelle causerie religieuse consacrée à la « protection des civils dans la législation islamique»
Publié le : 12.09.2008 |
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a présidé, jeudi au Palais Royal de Rabat, une nouvelle causerie religieuse du mois sacré du Ramadan animée par Abdelhamid El Alami, professeur de l'enseignement supérieur à Fès.
Le Pr. Abdelhamid El Alami a traité du thème "La protection des civils dans la législation islamique", en s'inspirant du verset coranique "(à) ne soyez pas transgresseurs, Dieu n'aime pas les transgresseurs". Le conférencier a d'emblée souligné que le souci de protection de la vie et de la dignité des citoyens découle du principe général édicté dans le Saint Coran, à savoir que l'être humain est honoré par Le Très-Haut: "Nous avons ennobli les fils d'Adam. Nous les avons portés sur la terre ferme et sur la mer. Nous leur avons accordé d'excellentes nourritures. Nous leur avons donné la préférence sur beaucoup de ceux que Nous avons créés" (Coran).
De ce commandement découle la primauté de la protection et de la préservation de la vie des êtres humains, abstraction faite de leurs confessions, a indiqué le conférencier, ajoutant que les docteurs de la Chariâ ont abondamment explicité ce commandement et établi les règles et dispositions à même de garantir cette protection en temps de paix comme en temps de conflits. L'Islam, dans cette finalité, rejoint les compilations juridiques consignées dans le droit positif, ou ce qu'on appelle communément le droit humanitaire international, plus particulièrement les conventions de La Haye et de Genève sur la protection des populations civiles.Le ‘'Fiqh'' islamique est riche en ces cas d'espèce qui explicitent ces droits et qui renvoient à plusieurs versets et ‘'Hadiths'' du Prophète sur lesquels se fonde la pratique des musulmans vis-à-vis de leurs coreligionnaires ou des adeptes d'autres religions.
Le conférencier s'est attardé sur les différentes déclinaisons qu'a prises la protection des droits des civils, notamment en temps de guerre. C'est ainsi que les prescriptions en matière de protection de la vie des femmes, des enfants et des personnes âgées, et de façon générale, des non-combattants se sont imposées comme une règle de conduite en temps de guerre notamment. Ces mêmes principes et recommandations font aujourd'hui partie intégrante du droit humanitaire international, ce qui, a-t-il dit, illustre le rôle précurseur de l'Islam dans ce domaine. Il en est de même pour ce qui est de la protection des biens des personnes et de leurs propriétés ainsi que des garanties offertes en matière pénale de façon à éviter des peines disproportionnées ou des atteintes aux droits acquis. Dans ce chapitre entrent également toutes les prescriptions visant à repousser l'agression partant du principe de la légitime défense et de la nécessité d'épargner ceux qui montrent de bonnes dispositions vis-à-vis de la communauté musulmane même après l'avoir combattue, a rappelé le conférencier.
M. El Alami a évoqué aussi le traitement magnanime réservé par l'Islam aux prisonniers de guerre, ajoutant que les législations modernes ne font que reproduire les enseignements et les règles de droit établis en terre d'Islam. Le principe de protection des civiles s'étend aussi à l'obligation du respect de la dignité de la personne humaine en s'abstenant de tout acte qui puisse être offensant ou dégradant. Le conférencier n'a pas manqué de souligner que l'histoire du Maroc regorge d'exemples qui illustrent à quel point les Souverains marocains réservaient un traitement digne de la personne humaine, comme il ressort des correspondances de ces Souverains avec les chefs d'Etat chrétiens au sujet des prisonniers, citant le cas des Sultans Moulay Ismaïl et de Mohammed Ben Abdellah qui se souciaient du sort des prisonniers musulmans ou chrétiens.
Par MAP