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| Forum Association des amis des myasthéniques du maroc | Modification: 29/11/2005 Création: 27/7/2001 |
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SANTE MALADIE MEDECIN MAROC NEUROLOGIE MYASTHENIE HASSAN_II MOHAMMED_VI IDRISSI MAIDOC2 MAIDOC MESTINON MYTELASE TEGELINE IMMUNOGLOBULINES PLASMAPHERESE THYMUS ASSOCIATION |
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En Savoir plus sur la Maladie
Texte de Marco Latendresse - Site info-SLA
Cette page nous a été offerte gracieusement par Marco Latendresse, n’hésitez pas à lui rendre visite sur son site.
Index :
· Définition
· Découverte
· Causes
· Traitement
· Espoir
Définition
Le mot AMYOTROPHIQUE provient du grec. "A" signifie négation, absence de. "MYO" fait référence à muscle. "TROPHIQUE" signifie nourriture. Amyotrophique signifie donc "Muscle sans nourriture", la nourriture étant l'influx nerveux.
" LATÉRALE" désigne les régions de la moelle épinière où sont situés les muscles volontaires, touchés par la maladie.
Lorsque ces neurones sont touchés, cela conduit à un durcissement ("sclérose") de la région affectée.
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie dite dégénérative. Dans son cas, elle implique une dégénérescence des tissus nerveux. La SLA est une des maladies dégénératives les moins fréquentes, la plus fréquente étant l'Alzheimer. La dégénérescence des neurones moteurs d'une personne atteinte de SLA n'est causée ni par une inflammation, ni par une tumeur, ni par une hémorragie. Tout ce que l'on constate à l'examen des tissus n'est que la disparition des neurones, sans que l'on puisse en fournir une explication.
Les neurones moteurs, comme toutes les cellules nerveuses, ne peuvent se reproduire. Lorsqu'un neurone meurt, il n'est pas remplacé par un nouveau. Les neurones moteurs sont responsables de la transmission de l'influx nerveux à partir du cerveau, jusqu'aux muscles volontaires, partout dans le corps. Tous les muscles moteurs du corps peuvent être touchés par la maladie, notamment les muscles des bras, des jambes, de la parole, de la déglutition et de la respiration. Une seule exception, les muscles responsables du mouvement des yeux.
Lorsque la connection entre le cerveau et les muscles, à travers les neurones moteurs, ne se fait plus, la capacité de contrôle du cerveau sur les muscles ne se fait plus. Éventuellement, lorsque ces muscles ne reçoivent plus les messages nécessaires à leur fonctionnement, ils perdent de la force et s'atrophient. Il est généralement admis qu'il faut que 70 à 80% des neurones soient touchés avant d'observer une faiblesse musculaire. Selon le stade de la maladie, des gestes aussi simples que parler, marcher, avaler, deviennent presque impossibles. Petit à petit, la personne atteinte devient lourdement handicapée.
Au stade avancé, les neurones moteurs supérieurs et les neurones moteurs inférieurs étant atteints, c'est la paralysie presque totale. La personne atteinte devient prisonnière de son propre corps. La mort survient en moyenne dans les deux à cinq ans suivant le diagnostic et est due, dans la grande majorité des cas, à un trouble respiratoire, aggravé par une surinfection bronchique. Les parties du corps affectées diffèrent d'un malade à l'autre, aussi bien que le rythme de progression de la maladie. La sclérose latérale amyotrophique est mortelle et incurable. On n'en connaît pas encore la ou les causes exactes. La maladie n'affecte que les neurones moteurs. La sensibilité (capacité de goûter, voir, sentir, entendre et toucher), les fonctions sexuelles ainsi que les fonctions intellectuelles du malade ne sont pas atteintes tout au long de la progression de la maladie.
De même, la personne atteinte ne devient généralement pas incontinente. Quelque soit le stade de la maladie, le malade ne souffre pas, quoi que des crampes, la perte des fonctions musculaires et l'immobilité causent généralement de l'inconfort.
N'importe qui peut contracter la maladie. Bien que peu connue, la sclérose latérale amyotrophique affecte plus de 3 000 personnes au Canada et plus de 30 000 aux États-Unis. Chaque jour, deux à trois personnes au Canada meurent de la SLA.
La sclérose latérale amyotrophique est aussi connue sous d'autres noms. Ainsi, puisque ce sont les neurones moteurs qui sont en cause dans cette maladie, la SLA porte aussi le nom de maladie du motoneurone. En Europe, on lui donne encore le nom de maladie de Charcot, nom de celui qui a décrit pour la première fois la SLA, en 1869. En Amérique du Nord, on l'appelle aussi maladie de Lou Gehrig, en référence à un joueur vedette du baseball professionnel américain des années 30, décédé en 1941, des suites de la sclérose latérale amyotrophique.
En anglais, la maladie porte les noms de amyotrophic lateral sclerosis (ALS), motor neuron disease (MND) et Lou Gehrig's disease.
Source:
Amyotrophic Lateral Sclerosis Society of Canada
www.als.ca
ALS Association
www.alsa.org
Les Turner Amyotrophic Lateral Sclerosis Fondation, Ltd.
www.lesturnerals.org
The ALS Association of Western Pennsylvania
www.realpittsburgh.com/community/groups/als/
onHealth
ww1.onhealth.com/ch1/resource/conditions/item%2C702.asp
La Sclérose Latérale Amyotrophique
www.geocities.com/BourbonStreet/Delta/3573/charcot.html
Les maladies du système nerveux en questions
www.frm.org/Scientifique/Sujetsfond/Systeme%20Nerveux/systnerv.htm
Dr Pierre Duquette
Neurologue, Hôpital Notre-Dame de Montréal
Découverte
Il y a 200 ans, l'espérance de vie de l'homme était d'environ 40 ans, et un peu plus pour les femmes. Aujourd'hui, particulièrement grâce au traitement des maladies infectieuses, l'espérance de vie a presque doublée. La sclérose latérale amyotrophique n'est pas, comme on pourrait le croire, une nouvelle maladie, mais autrefois, les gens mourraient avant même d'être à risque de développer des maladies comme la SLA. Le premier à décrire et à nommer la sclérose latérale amyotrophique fut le neurologue français Jean-Martin Charcot (1825 - 1893). C'était en 1869, après avoir prouvé l'origine motoneuronale de la maladie, grâce à des études autopsiques. Depuis, un nombre de théories sur les causes possibles de la SLA ont été exposées. Des études ont été menées sur le rôle possible de la glande thyroïde. Également, quelques chercheurs croient possible que la SLA soit causée par un virus latent, à action très lente. Si la maladie était causée par une source infectieuse, il n'y aurait cependant aucune crainte à y avoir quant au risque de contagion. Aucune augmentation de l'incidence de la SLA n'a en effet été remarquée auprès du personnel médical oeuvrant auprès des patients atteints de la maladie.
En 1990, Rowland met en évidence des anomalies immunologiques, avec notamment une fréquence anormalement élevée d'augmentation des immunoglobulines. Appel et ses collaborateurs, en 1993, rapportent l'existence d'anticorps anti-glangliosides et anti-canaux calciques. Les anomalies de concentration en glutamate dans le système nerveux, et des corrélations avec le potentiel évolutif de la maladie seront rapportées par Plaitakis et Constantakakis en 1993. Enfin, à la même période, la mutation du gène SOD1 de la Superoxyde dismutase, sur le chromosome 21q, est découvert par Rosen et ses collaborateurs, dans certaines formes familiales de SLA.
Causes
Source familiale
Bien que les causes exactes de la sclérose latérale amyotrophique restent inconnues à ce jour, nous savons que l'hérédité pourrait jouer un rôle dans 5 à 10 % des cas, voire 15%. Certains chercheurs croient que la forme familiale (héréditaire) de la maladie est causée par la défaillance d'un gène responsable de la production d'un enzyme particulier. Cet enzyme protège le corps en neutralisant des molécules d'oxygène hautement réactives, produites durant le métabolisme, et capable de causer des dommages aux tissus. Des chercheurs croient que la défaillance du corps à produire cet enzyme pourrait aussi s'expliquer par des causes autres qu'héréditaires, et que les toxines présentes dans l'environnement pourraient également être un facteur.
Source infectieuse
L'origine de la maladie ne serait pas de source infectieuse. En effet, lors d'examens ou de ponctions lombaires, on ne décèle pas de virus ni d'anticorps dans le liquide céphalo-rachidien ou dans le tissus cérébral d'une personne atteinte de sclérose latérale amyotrophique.
Théorie du disfonctionnement de l'apoptose
L'apoptose est un mécanisme normal causant la mort "programmée" des cellules et permettant, notamment, le renouvellement de celles-ci dans l'organisme. Toutefois, contrairement aux autres cellules du corps humain, les cellules nerveuses ne peuvent se reproduire. Heureusement, nous naissons avec des milliards de cellules nerveuses, que nous perdons graduellement au cours de notre vie, notamment à cause du vieillissement et du déclanchement normal de l'apoptose. Dans le cas d'une maladie comme la SLA, les mécanismes de mort cellulaire se déclancheraient, pour une raison que l'on ignore, beaucoup trop tôt et trop rapidement par rapport au vieillissement normal du reste du corps.
Théorie de l'excito-toxicité
L'influx nerveux se déplace dans le corps, du neurone moteur supérieur au neurone moteur inférieur et de ce dernier au muscle, en utilisant un messager chimique appelé neuro-transmetteur. Il existe deux types de neuro-transmetteurs. Le neuro-transmetteur excitateur commande au muscle de se contracter, tandis que le neuro-transmetteur inhibiteur commande un relâchement du muscle. S'il y a trop de neuro-transmetteurs excitateurs (le plus fréquent étant le glutamate), il se produit ce que l'on appelle l'excito-toxicité causant un épuisement des cellules. Un niveau trop élevé de glutamate chez une personne atteinte de sclérose latérale amyotrophique serait la cause d'un épuisement cellulaire suite à une hyper-activité du système excitateur.
Théorie des radicaux libres
Nous savons tous que l'oxygène est nécessaire à notre survie. Pourtant, lors du métabolisme, une concentration trop élevée d'oxygène libère des molécules toxiques pour le corps, comme des peroxydes, qui peuvent endommager les cellules motrices. (Pour plus de détails sur ce phénomène, je vous suggère de consulter le site Les radicaux libres: Une question d'équilibre .)
Sources:
Dr Pierre Duquette
Neurologue, Hôpital Notre-Dame de Montréal
Amyotrophic Lateral Sclerosis Society of Canada
www.als.ca
onHealth
ww1.onhealth.com/ch1/resource/conditions/item%2C702.asp
La Sclérose Latérale Amyotrophique
www.geocities.com/BourbonStreet/Delta/3573/charcot.html
Traitement
Comme nous l'avons dit, la sclérose latérale amyotrophique est incurable, aucun traitement à l'heure actuelle ne peut mettre un terme à la maladie. Les traitements actuels ne visent qu'à ralentir l'évolution de la maladie, prévenir les complications et maintenir la qualité de vie du patient à un niveau optimum. Celui-ci, au stade avancé de la maladie, alerte mais quadraplégique, conscient qu'il se dirige vers la mort, aura besoin de soins infirmiers adéquats à sa situation.
Le seul médicament créé spécifiquement pour la SLA est le riluzole, commercialisé par la compagnie Rhône-Poulenc Rorer sous le nom de Rilutek®. Le riluzole est approuvé par la FDA (États-unis) depuis la fin de 1995 et en France depuis février 1997, ainsi que dans 42 autres pays à travers le monde. Au Canada, le ministère de la Santé, bien qu'il soit en possession du dossier depuis 1995 environ, tarde à approuver le médicament. Pour le moment, seuls quelques neurologues au pays peuvent prescrire le médicament, sur une base expérimentale.
Lorsqu'il est administré au début de la maladie, le Rilutek® prolonge la survie des patients de quelques mois en agissant contre la surconcentration de glutamate dans la fente synaptique. Ses effets secondaires sont la nausée, un ralentissement de la fonction respiratoire, des troubles hépatiques modérés et des maux de tête. D'autres médicaments sont en voie de développement aux États-Unis et en Europe. Quoi qu'il en soit, il est clair que l'avenir est à la polythérapie, c'est-à-dire à l'association de plusieurs médicaments.
Les autres médicaments actuellement administrés aux personnes atteintes de SLA visent un traitement des symptômes, notamment des crampes, de la salivation et de l'inconfort dû à la paralysie.
L'évolution de la maladie et la qualité de vie du patient dépendent en grande partie de sa prise en charge. Même si la maladie est incurable et le pronostic dramatique, il y a des soins importants à prodiguer aux patients. Ces soins permettront d'améliorer le confort et la qualité de vie de la personne atteinte, et même de ralentir l'évolution de la maladie. La kinésithérapie, l'orthophonie, la diététique, l'inhalothérapie sont autant de façons de prendre en charge la maladie.
Une bonne prise en charge des symptômes gênants de la maladie passe également par une bonne information à la famille et à l'équipe multidisciplinaire. La mise en place des mesures doit être précoce et les symptômes fréquemment réévalués.
Sources:
La Sclérose Latérale Amyotrophique
www.geocities.com/BourbonStreet/Delta/3573/charcot.html
Les maladies du système nerveux en questions
www.frm.org/Scientifique/Sujetsfond/Systeme%20Nerveux/systnerv.htm
ALS Association
www.alsa.org
Les Turner Amyotrophic Lateral Sclerosis Fondation, Ltd.
www.lesturnerals.org
Espoir
Y a-t-il de l'espoir pour les malades de la sclérose latérale amyotrophique? La réponse est: OUI, bien sûr. Telle cette lueur dans le noir, l'espoir existe. Et pour les personnes atteintes de la SLA et leurs familles, l'espoir c'est la recherche...
Supportés par les récentes découvertes médicales, les essais de nouveaux médicaments progressent. L'avancement de nos connaissances sur d'autres maladies neurologiques, notamment la maladie de Parkinson, peuvent aussi permettre de répandre une lueur d'espoir vers la découverte des causes de la sclérose latérale amyotrophique.
Les cinq dernières années ont été très profitables pour la recherche sur les maladies neurologiques. La SLA est une des maladies neurologiques actuellement considérées par les chercheurs comme potentiellement curable.
Ceci est suffisant pour lancer la course vers un remède. Ainsi, les chercheurs croient que la recherche et l'expérimentation sur la SLA seront d'autant plus avancées dans cinq ou dix ans. Il s'agit, comme jamais auparavant, d'un moment très important pour la recherche sur la SLA à travers le monde.
Récemment, le gène "défectueux" qui cause la SLA dans environ 20 pour cent des cas de la forme dite familiale de la maladie a été identifié. Cet événement signifie qu'il existe maintenant un facteur défini sur lequel concentrer les recherches.
De grâce, ne laissez pas s'éteindre la lueur de l'espoir. La SLA est beaucoup plus rare que le SIDA ou le cancer, il est vrai. Mais tant que les gouvernements dépenseront plus d'argent pour l'armement et l'effort de guerre que pour la recherche médicale, les fonds pour la recherche continueront de provenir des poches du grand public. Des gens comme vous et moi, qui pensent que la santé est une chose acquise et qu'ils ne connaîtront jamais la maladie, directement ou indirectement. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Il arrive que la maladie frappe fort, sans que vous et votre famille ne s'en attendent. Informez-vous dès aujourd'hui sur les façons d'aider la cause de la SLA...
L'article de journal qui suit, présente un des aspects de la recherche permettant d'alimenter la lueur de l'espoir.
Un espoir à l'horizon
(Martine Roux, La Presse, Montréal, 13 juillet 1999)
« En 1994, l'équipe du neurologue Guy Rouleau, du Centre universitaire de santé McGill, a découvert l'un des gènes responsables de la sclérose latérale amyotrophique. Depuis, l'espoir est permis.
Caractérisée par la destruction des cellules nerveuses des muscles moteurs, un phénomène encore mystérieux, la SLA donne du fil à retordre aux chercheurs. La recherche a tout de même fait un pas de géant dans le laboratoire du Dr Guy Rouleau, qui découvrait il y a quelques années le gène mutant SOD-1 (superoxyde dismutase), responsable de la transmission d'une des formes de la maladie.
"Ce gène est responsable de 15% à 20% des cas héréditaires, qui représentent quant à eux environ 10% de tous les cas de SLA. En fait, le gène trouvé peut expliquer de 1% à 2% des cas. Ce n'est donc pas la réponse finale!"
Aussi modeste soit-elle, cette découverte a permis de soulever un pan du mystère entourant les causes de la SLA. Depuis, les recherches du Dr Rouleau ont tenté de développer une thérapie génique pour ralentir la progression de la SLA sur des souris porteuses du gène mutant SOD-1.
"D'une part, on cherche à voir comment ce gène cause la maladie. Comme tous les cas se ressemblent, on pourrait extrapoler les résultats obtenus sur les cas héréditaires. On tente aussi de comprendre les mécanismes de la maladie. Les résultats ne sont pas encore concluants, mais on a beaucoup d'éléments de réponse."
Découvrir d'autres gènes responsables de la maladie fait aussi partie des priorités de recherche du neurologue, qui collabore avec des laboratoires du monde entier.
"Il n'y a rien de concret pour l'instant, mais je suis certain que d'ici quelques années, voire quelques mois, les recherches aboutiront à un traitement efficace. Grâce aux progrès de la génétique, le temps de la découverte d'une maladie et celle du gène diminuent rapidement."
Selon le médecin, l'incidence de la maladie semble augmenter, ce qui est toutefois difficile à prouver puisqu'elle n'est identifiée que depuis quelques dizaines d'années. Elle frappe environ deux hommes pour une femme. Les personnes dans la quarantaine et la cinquantaine sont les plus touchées, bien que la maladie puisse faire des victimes à tout âge. Les premiers symptômes se manifestent principalement par des faiblesses dans les bras ou les jambes ou par des crampes musculaires souvent douloureuses. À un stade plus avancé, la SLA entraîne aussi des difficultés à parler, à avaler, à marcher et à bouger. »
Sources:
Amyotrophic Lateral Sclerosis Society of Canada
www.als.ca
Hope for ALS
www.hopeforals.com
Un espoir à l'horizon
Martine Roux, La Presse, Montréal, 13 juillet 1999